Les principes du Feng Shui ont en premier lieu été utilisés pour déterminer les meilleurs lieux pour établir les sanctuaires ou encore rechercher les terres les plus fertiles. Seuls les puissants peuvent alors avoir accès aux services des maîtres. En 1406, la Cité Interdite de Pékin est ainsi construite de manière à apporter bonheur et prospérité à l’empereur. De nos jours aussi, les quartiers chinois des grandes capitales s’appuient sur le Feng Shui et ses préceptes pourraient également expliquer la réussite de Hong Kong, Taiwan ou Singapour. Entre ses débuts et son utilisation actuelle, le Feng Shui a largement évolué, il est devenu plus scientifique et s’est développé en différentes écoles. Ainsi au Xème siècle, on distingue la pratique du Yinzhai et du Yangzhai (résidence des morts et résidence des vivants), plus tard on différencie la doctrine de la forme et la doctrine de la boussole… Il a aussi subi des périodes de déclin, quand il a été interdit par les dirigeants en place. Ce fut le cas sous la dynastie Yuan (1271-1368) mais également à la fondation de la République Populaire de Chine en 1949. Heureusement, les Chinois n’ont jamais été prêts à abandonner cet art si bénéfique. A Yudu dans la commune de Jiangxi, il existe une rue où il y a une bonne vingtaine de Maître depuis plusieurs centaines d’année.